Verkiezing Raad van Bestuur - Élections comité de direction

Dit voorjaar 2017 verkiezing nieuwe raad van bestuur.
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A la suite des attentats

Mercredi, 30 Mars, 2016

La présidente réélue de l’Open VLD Gwendolyn Rutten a déclaré à la suite des attentats : "Nous connaissons des dispersions à de nombreux niveaux : administratif, des services opérant indépendamment les uns des autres, de nombreux niveaux de pouvoirs différents". Ce qu’il faut : collaborer. Cela arrive trop rarement. On constate que l’information est souvent connue, que le système fonctionne bien mais que cette information ne parvient pas où elle doit être et que personne ne collabore. On sait souvent ce qui se passe mais l’information n’est pas suffisamment partagée. Il est impossible d’intervenir de manière adéquate dans ces conditions." Ce constat ne concerne pas uniquement les services et niveaux de pouvoir nationaux, mais également l’Europe et les services de renseignement d’après Rutten : "L’information est souvent disponible auprès d’un service de renseignement étranger mais ne parvient pas où elle le doit."

Comme le mentionnait le professeur Paul Scheffer plus tôt cette semaine : "La Belgique est l’Europe en miniature". Il est clair que la construction européenne doive encore être réalisée à de nombreux niveaux. Le fait que 28 pays membres, connaissant chacun une structure propre, essaient de collaborer représente un objectif trop complexe et ne fonctionne pas efficacement. Les structures doivent être harmonisées et simplifiées. On en est arrivé, et c’est très grave, à devoir comparer la Belgique à une entité supranationale de 28 états membres (!) tant la complexité que connaît ce beau petit pays n’est qu’une conséquence de choix politiques passés ; un choix conscient et même une stratégie.

Ce ne sont pas les citoyens qui ont choisi. Les citoyens belges ont d’ailleurs toujours été exclus au nom de divers principes plus ou moins douteux : la démocratie de pacification œuvrant à huis clos (lire : négociations entre présidents de partis), la pilarisation et surtout la représentativité très exagérée des mouvements flamand et wallon après la Seconde Guerre Mondiale. La dernière trouvaille géniale a été de vider le suffrage universel de sa substance en fractionnant les élections sur base technico-linguistique. La population n’a été impliquée formellement que via le principe du vote obligatoire, que le citoyen soit pour ou contre la fédéralisation du pays. Il n’est pas étonnant, comme le démontre les études et les sondages année après année, que le communautaire ne soit pas la principale préoccupation de la population, bien au contraire. Cela n’empêche malheureusement pas les partis d’entamer une nouvelle phase de la réforme de l’État après chaque élection.

Dans son livre "Het Tweede Burgermanifest, de weg naar politieke vernieuwing" (Le deuxième manifeste citoyen, la route vers le renouvellement politique) concernant l’attraction de travailleurs wallons (à bas prix) en Flandre, l’ancien président de l’Open VLD Guy Verhofstadt saluait déjà dans les années 1990 la complexité d’une structure de l’État : par la stimulation de la concurrence fiscale entre les différentes régions. Un exemple complémentaire : l’Open VLD désirait dans les années 2008-2010 "laisser la compétence en matière de chômage structurel (c’est-à-dire le chômage jusque 2 ans) au pouvoir fédéral. Le dit chômage structurel est, par la suite, devenu une compétence régionale"….

La présidente réélue de l’Open VLD Gwendolyn Rutten a encore déclaré à la suite des attentats: "Nous vivons dans un pays très divisé et devons peut-être nous demander si cette fragmentation est toujours censée". Le VLD ou l’Open VLD ou le PVV ont participé à complexifier la structure étatique ces dernières décennies. Nous entendons volontiers ces déclarations mais craignons qu’il ne s’agisse que de pure récupération politique non crédible. Le citoyen reçoit les nombreuses réformes de l’État inutiles et coûteuses dans le visage, à l’image d’un boomerang. Cela est carrément scandaleux. « Ou dit autrement : le PVV nouveau est arrivé".

UNITED WE STAND, DIVIDED WE FALL

Mardi, 22 Mars, 2016

Une constitution régional

Dimanche, 13 Mars, 2016

Geert Bourgeois (N-VA) voudrait plus de compétences constitutionnelles pour la Flandre avec, cerise sur le gâteau, une constitution propre. Rien de nouveau sous le soleil vu qu’un ministre-président flamand prend régulièrement ce type d’initiative. Chaque ministre-président flamand aime utiliser ce symbole qu’est la constitution flamande. Cinq jeunes juristes ont écrit un « Essai de Constitution flamande » (Proeve van Vlaamse Grondwet) il y a vingt ans, essai suivi en 1996 par la note appelée « Schrikkelnota » (littéralement « note bissextile ») de Luc Van den Brande, ministre-président CD&V de l’époque. L’idée d’une constitution flamande a été ranimée en 2006 par le président sp.a du Parlement flamand de l’époque, Norbert De Batselier. La Charte flamande (Vlaams Handvest) a ensuite été approuvée en 2012 par le Gouvernement flamand sp.a, N-VA et CD&V mené par Kris Peeters (CD&V). « La Charte flamande qui a pris forme sous le Gouvernement précédent peut déjà être approuvée en tant que résolution dans le courant de la présente législature. Il est donc possible de prendre des mesures sans changer la Constitution » a souligné la vice-ministre-présidente Hilde Crevits (CD&V) en réaction au plaidoyer du ministre-président Geert Bourgeois (N-VA).

La « Charte pour la Flandre » est un document de base qui a été proposé pour cette région et dans laquelle les droits et les libertés des Flamands ainsi que le fonctionnement de l’État fédéré flamand sont décrits. Le texte de la Charte a reçu le soutien de l’ensemble des partis politiques représentés dans le Gouvernement Peeters II et peut, en principe, être approuvé par le Parlement flamand. Le Gouvernement flamand avait cependant décidé d’entreprendre d’abord des négociations avec des partis politiques de l’opposition afin de pouvoir compter sur le soutien d’une majorité des deux-tiers lors du vote du texte. Ces négociations ne sont cependant pas encore terminées. Les partis de l’opposition de l’époque ont déjà réagi négativement parce qu’ils n’ont pas été impliqués lors de l’élaboration du texte et ne peuvent donc pas le revendiquer. L’Open VLD trouvait le texte trop social ; le chef de groupe Filip Watteeuw (GROEN) avait alors réagi en prétextant que l’élaboration de la Charte s’accompagnait d’une « façon triste de travailler ». Nous entendons aujourd’hui sa présidente déclarer qu’elle ne voit aucun problème au fait de discuter d’une Constitution flamande et au fait de permettre au citoyen de participer plus.

Nous désirons souligner le fait que la participation des citoyens n’est pas liée à l’existence d’une constitution. Il sera possible d’organiser des consultations populaires au niveau wallon à partir de 2017. La Wallonie deviendra ainsi la première des trois régions de notre pays à faire usage de l’organisation de referenda.

Regardons la Charte pour la Flandre de plus près : Le premier article renvoie aux trois premiers articles de la Constitution belge. Article 2 « se présente implicitement comme une application analogue des articles 33 et 34 de la Constitution belge ». Article 3 renvoie aux articles 4, 5, 7 et 128 de la Constitution belge. Les droits et les libertés sont énumérés sous le Titre II, ces articles renvoient simplement à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne du 7 décembre 2000, …

Un texte symbolique reprenant de grands principes mais qui n’apporte rien aux citoyens. L’autonomie constitutive peut très bien être définie dans une Constitution belge. Cette Constitution reprend déjà explicitement les compétences confiées aux pouvoirs publics régionaux.

La nécessité d’une Constitution flamande est de plus réfutée par la simple raison que les régions ont aujourd’hui assez de compétences pour permettre l’intégrations des primo-arrivants. La Flandre est non seulement compétente en matière d’accueil des nouveaux Belges par exemple, mais est encore en charge de la politique de l’emploi, de la politique du logement, de la politique des familles et de l’enseignement. En résumé : la Flandre a suffisamment de leviers pour s’ancrer comme entité sociale. L’argument du sp.a exprimé par Bart Van Malderen, chef de groupe de l’époque, renvoyait essentiellement aux point sociaux du texte et consistait à dire que la Flandre « est ancrée en tant qu’entité sociale » grâce à cette Constitution flamande. Cet argument est pour le moins peu crédible. Il n’est pas ici question de responsabilité de la « Belgique à papa » ou des « Wallons fainéants » mais de bonne gestion.

Pour conclure : à nouveau d’après le ministre-président flamand Bourgeois (N-VA), la Constitution flamande comprend un préambule « qui engage et donne forme à la citoyenneté flamande ». Ces valeurs sont déjà inscrites dans la Constitution belge comme démontré précédemment. L’Alliance Belge plaide bien pour l’ajout d’un préambule à la Constitution belge comme c’est le cas dans plusieurs pays dont les États-Unis d’Amérique auxquels les protagonistes de la Constitution flamande aiment se comparer. La traduction du préambule comporte les phrases suivantes : « Nous, le peuple des États-Unis, en vue de former une union plus parfaite, d’établir la justice, d’assurer la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer la prospérité générale et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous ordonnons et établissons la présente Constitution pour les États-Unis d’Amérique. » (http://mjp.univ-perp.fr/constit/us1787.htm#pr). L’union plus parfaite dont question dans ce préambule est naturellement absente avec un parti flamand nationaliste désirant, par exemple, se détourner des Belges francophones et germanophones. C’est pourquoi l’Alliance Belge voudrait plaider pour l’ajout d’un préambule à la Constitution belge qui ancrerait et renforcerait légalement l’union entre tous les Belges.

Signez avec nous la petition pour une circonscription nationale!

Lundi, 7 Décembre, 2015

Une démocratie saine exige que ceux qui veulent gouverner rendent des comptes à l'ensemble de la population. Seul un lien électoral avec tous les citoyens peut inciter les mandataires politiques fédéraux à formuler efficacement une vision d'avenir qui corresponde aux aspirations de l'ensemble des habitants du pays.

C'est pourquoi nous demandons qu'une partie des sièges de la Chambre soit désormais attribuée dans une circonscription électorale couvrant l'ensemble du pays.