Nationale bestuursvergadering - Réunion du conseil national

3 mei 2016 om 19:30u te Gent

3 mai 2016, 19:30h à Gand

L'indifférence Pathétique

Jeudi, 31 Mars, 2016

Le Premier ministre Michel a déclaré pendant le journal sur « één » : « Une nouvelle réforme institutionnelle n’est sûrement pas la priorité à court terme. Certainement pas au cours de cette législature, nous verrons ensuite ce qu’il y a lieu de faire ».

Passons les choses calmement en revue : assurance soins seulement dans certaines régions du pays, allocations familiales scindées, tarifs non seulement en fonction du notaire mais encore de la région, absence d’un abonnement unique pour les transports en commun, application de différentes législations PEB, constitution flamande et constitution wallonne en devenir, commémorations distinctes des guerres mondiales, impossibilité de choisir des politiciens sur l’ensemble du territoire du Royaume, morcellement des compétences policières à Bruxelles, manque de hiérarchie des normes, seuil électoral, tourismes flamand et wallon mais pas belge, manque de politique culturelle nationale, nombre considérable de comités et de commissions de concertation et de réunions de coordination, représentants flamands et wallons à l’étranger, normes de bruit autour des vols de nuit, plus de 50 ministres et secrétaires d’État, plus de 500 représentants du peuple et sénateurs, 11 gouverneurs de province, 60 députés, les plus de 700 conseillers provinciaux, 4 ministres en charge de la mobilité, 4 ministres chargés de l’environnement, …

Dernier fait divers : le péage routier pour les camions de plus de 3,5 T a été introduit le 1er avril. Ce péage s’accompagne d’une énorme utilisation de papier : comme si envoyer une facture pour chaque camion 2 fois par mois n’était pas suffisant, celles-ci sont encore subdivisées en trois parties : une wallonne, une flamande et une bruxelloise. En d’autres mots : des centaines de factures supplémentaires à traiter pour une entreprise moyenne. Les différentes régions appliquent de plus des tarifs différents…

La liste est sans fin.

Le Premier ministre continue : « La commission d’enquête offre un espace démocratique pour clarifier la situation ».

Une commission d’enquête se compose de parlementaires. Ces derniers sont membres de partis politiques. Cela fait déjà un certain temps que les parlementaires suivent docilement les responsables de leur parti. Chaque direction de parti est dirigée par son président. Ce sont justement les présidents des partis politiques traditionnels et moins traditionnels qui ont décidé des réformes de l’État, lire la division des compétences (CD&V, Groen, N-VA, Open VLD, sp.a, ECOLO, PS, MR, FDF , VU, SPIRIT, cdH et harcelés par d’autres depuis les coulisses : N-VA, LDD, Vlaams Belang, ...).

Les réformes de l’État successives ont en effet partagé les compétences jusqu’à l’absurde. Résultat : moins d’unité entre tous les Belges, moins de solidarité entre tous les Belges, plus de complexité, des structures et des organes non seulement plus onéreux mais encore moins efficaces.

Cher Premier ministre, de quelle manière êtes-vous encore certain de votre théorie selon laquelle vous pourrez définir ce qui est indispensable au plus tôt après cette législature ?

A la suite des attentats

Mercredi, 30 Mars, 2016

La présidente réélue de l’Open VLD Gwendolyn Rutten a déclaré à la suite des attentats : "Nous connaissons des dispersions à de nombreux niveaux : administratif, des services opérant indépendamment les uns des autres, de nombreux niveaux de pouvoirs différents". Ce qu’il faut : collaborer. Cela arrive trop rarement. On constate que l’information est souvent connue, que le système fonctionne bien mais que cette information ne parvient pas où elle doit être et que personne ne collabore. On sait souvent ce qui se passe mais l’information n’est pas suffisamment partagée. Il est impossible d’intervenir de manière adéquate dans ces conditions." Ce constat ne concerne pas uniquement les services et niveaux de pouvoir nationaux, mais également l’Europe et les services de renseignement d’après Rutten : "L’information est souvent disponible auprès d’un service de renseignement étranger mais ne parvient pas où elle le doit."

Comme le mentionnait le professeur Paul Scheffer plus tôt cette semaine : "La Belgique est l’Europe en miniature". Il est clair que la construction européenne doive encore être réalisée à de nombreux niveaux. Le fait que 28 pays membres, connaissant chacun une structure propre, essaient de collaborer représente un objectif trop complexe et ne fonctionne pas efficacement. Les structures doivent être harmonisées et simplifiées. On en est arrivé, et c’est très grave, à devoir comparer la Belgique à une entité supranationale de 28 états membres (!) tant la complexité que connaît ce beau petit pays n’est qu’une conséquence de choix politiques passés ; un choix conscient et même une stratégie.

Ce ne sont pas les citoyens qui ont choisi. Les citoyens belges ont d’ailleurs toujours été exclus au nom de divers principes plus ou moins douteux : la démocratie de pacification œuvrant à huis clos (lire : négociations entre présidents de partis), la pilarisation et surtout la représentativité très exagérée des mouvements flamand et wallon après la Seconde Guerre Mondiale. La dernière trouvaille géniale a été de vider le suffrage universel de sa substance en fractionnant les élections sur base technico-linguistique. La population n’a été impliquée formellement que via le principe du vote obligatoire, que le citoyen soit pour ou contre la fédéralisation du pays. Il n’est pas étonnant, comme le démontre les études et les sondages année après année, que le communautaire ne soit pas la principale préoccupation de la population, bien au contraire. Cela n’empêche malheureusement pas les partis d’entamer une nouvelle phase de la réforme de l’État après chaque élection.

Dans son livre "Het Tweede Burgermanifest, de weg naar politieke vernieuwing" (Le deuxième manifeste citoyen, la route vers le renouvellement politique) concernant l’attraction de travailleurs wallons (à bas prix) en Flandre, l’ancien président de l’Open VLD Guy Verhofstadt saluait déjà dans les années 1990 la complexité d’une structure de l’État : par la stimulation de la concurrence fiscale entre les différentes régions. Un exemple complémentaire : l’Open VLD désirait dans les années 2008-2010 "laisser la compétence en matière de chômage structurel (c’est-à-dire le chômage jusque 2 ans) au pouvoir fédéral. Le dit chômage structurel est, par la suite, devenu une compétence régionale"….

La présidente réélue de l’Open VLD Gwendolyn Rutten a encore déclaré à la suite des attentats: "Nous vivons dans un pays très divisé et devons peut-être nous demander si cette fragmentation est toujours censée". Le VLD ou l’Open VLD ou le PVV ont participé à complexifier la structure étatique ces dernières décennies. Nous entendons volontiers ces déclarations mais craignons qu’il ne s’agisse que de pure récupération politique non crédible. Le citoyen reçoit les nombreuses réformes de l’État inutiles et coûteuses dans le visage, à l’image d’un boomerang. Cela est carrément scandaleux. « Ou dit autrement : le PVV nouveau est arrivé".

UNITED WE STAND, DIVIDED WE FALL

Mardi, 22 Mars, 2016

Une constitution régional

Dimanche, 13 Mars, 2016

Geert Bourgeois (N-VA) voudrait plus de compétences constitutionnelles pour la Flandre avec, cerise sur le gâteau, une constitution propre. Rien de nouveau sous le soleil vu qu’un ministre-président flamand prend régulièrement ce type d’initiative. Chaque ministre-président flamand aime utiliser ce symbole qu’est la constitution flamande. Cinq jeunes juristes ont écrit un « Essai de Constitution flamande » (Proeve van Vlaamse Grondwet) il y a vingt ans, essai suivi en 1996 par la note appelée « Schrikkelnota » (littéralement « note bissextile ») de Luc Van den Brande, ministre-président CD&V de l’époque. L’idée d’une constitution flamande a été ranimée en 2006 par le président sp.a du Parlement flamand de l’époque, Norbert De Batselier. La Charte flamande (Vlaams Handvest) a ensuite été approuvée en 2012 par le Gouvernement flamand sp.a, N-VA et CD&V mené par Kris Peeters (CD&V). « La Charte flamande qui a pris forme sous le Gouvernement précédent peut déjà être approuvée en tant que résolution dans le courant de la présente législature. Il est donc possible de prendre des mesures sans changer la Constitution » a souligné la vice-ministre-présidente Hilde Crevits (CD&V) en réaction au plaidoyer du ministre-président Geert Bourgeois (N-VA).

La « Charte pour la Flandre » est un document de base qui a été proposé pour cette région et dans laquelle les droits et les libertés des Flamands ainsi que le fonctionnement de l’État fédéré flamand sont décrits. Le texte de la Charte a reçu le soutien de l’ensemble des partis politiques représentés dans le Gouvernement Peeters II et peut, en principe, être approuvé par le Parlement flamand. Le Gouvernement flamand avait cependant décidé d’entreprendre d’abord des négociations avec des partis politiques de l’opposition afin de pouvoir compter sur le soutien d’une majorité des deux-tiers lors du vote du texte. Ces négociations ne sont cependant pas encore terminées. Les partis de l’opposition de l’époque ont déjà réagi négativement parce qu’ils n’ont pas été impliqués lors de l’élaboration du texte et ne peuvent donc pas le revendiquer. L’Open VLD trouvait le texte trop social ; le chef de groupe Filip Watteeuw (GROEN) avait alors réagi en prétextant que l’élaboration de la Charte s’accompagnait d’une « façon triste de travailler ». Nous entendons aujourd’hui sa présidente déclarer qu’elle ne voit aucun problème au fait de discuter d’une Constitution flamande et au fait de permettre au citoyen de participer plus.

Nous désirons souligner le fait que la participation des citoyens n’est pas liée à l’existence d’une constitution. Il sera possible d’organiser des consultations populaires au niveau wallon à partir de 2017. La Wallonie deviendra ainsi la première des trois régions de notre pays à faire usage de l’organisation de referenda.

Regardons la Charte pour la Flandre de plus près : Le premier article renvoie aux trois premiers articles de la Constitution belge. Article 2 « se présente implicitement comme une application analogue des articles 33 et 34 de la Constitution belge ». Article 3 renvoie aux articles 4, 5, 7 et 128 de la Constitution belge. Les droits et les libertés sont énumérés sous le Titre II, ces articles renvoient simplement à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne du 7 décembre 2000, …

Un texte symbolique reprenant de grands principes mais qui n’apporte rien aux citoyens. L’autonomie constitutive peut très bien être définie dans une Constitution belge. Cette Constitution reprend déjà explicitement les compétences confiées aux pouvoirs publics régionaux.

La nécessité d’une Constitution flamande est de plus réfutée par la simple raison que les régions ont aujourd’hui assez de compétences pour permettre l’intégrations des primo-arrivants. La Flandre est non seulement compétente en matière d’accueil des nouveaux Belges par exemple, mais est encore en charge de la politique de l’emploi, de la politique du logement, de la politique des familles et de l’enseignement. En résumé : la Flandre a suffisamment de leviers pour s’ancrer comme entité sociale. L’argument du sp.a exprimé par Bart Van Malderen, chef de groupe de l’époque, renvoyait essentiellement aux point sociaux du texte et consistait à dire que la Flandre « est ancrée en tant qu’entité sociale » grâce à cette Constitution flamande. Cet argument est pour le moins peu crédible. Il n’est pas ici question de responsabilité de la « Belgique à papa » ou des « Wallons fainéants » mais de bonne gestion.

Pour conclure : à nouveau d’après le ministre-président flamand Bourgeois (N-VA), la Constitution flamande comprend un préambule « qui engage et donne forme à la citoyenneté flamande ». Ces valeurs sont déjà inscrites dans la Constitution belge comme démontré précédemment. L’Alliance Belge plaide bien pour l’ajout d’un préambule à la Constitution belge comme c’est le cas dans plusieurs pays dont les États-Unis d’Amérique auxquels les protagonistes de la Constitution flamande aiment se comparer. La traduction du préambule comporte les phrases suivantes : « Nous, le peuple des États-Unis, en vue de former une union plus parfaite, d’établir la justice, d’assurer la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer la prospérité générale et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous ordonnons et établissons la présente Constitution pour les États-Unis d’Amérique. » (http://mjp.univ-perp.fr/constit/us1787.htm#pr). L’union plus parfaite dont question dans ce préambule est naturellement absente avec un parti flamand nationaliste désirant, par exemple, se détourner des Belges francophones et germanophones. C’est pourquoi l’Alliance Belge voudrait plaider pour l’ajout d’un préambule à la Constitution belge qui ancrerait et renforcerait légalement l’union entre tous les Belges.

La saga des tunnels bruxellois continue

Jeudi, 3 Mars, 2016

Le saga des tunnels bruxellois continue : à la recommandation d’un bureau d’études externe, le tunnel Montgomery doit être fermé dans les deux sens pour raison de sécurité. Le ministre bruxellois de la mobilité Pascal Smet (sp.a) a invité ses collègues cette semaine afin de permettre à Bruxelles de rester accessible. Les ministres de la mobilité fédérale Jacqueline Gallant (MR), flamand Ben Weyts (NVA) et wallon Carlo Di Antonio (cdH) se sont retrouvés pour déjeuner. Miracle, aucune décision n’a été prise.

On s'est quand même mis d’accord pour se revoir afin d’établir un schéma de travail. Le président du MR bruxellois Didier Reynders espérait déjà pouvoir établir un schéma de travail pendant les prochaines réunions. Une première réunion se organisée dans le cadre de Beliris qui, faisant partie du Service public fédéral (SPF) Mobilité et Transports, reçoit ses missions d’un « Comité de coopération ». 6 ministres fédéraux et 6 ministres régionaux y décident ensemble des initiatives d’amélioration à exécuter à Bruxelles. Le budget de Beliris est fixé par le pouvoir fédéral à l’occasion des négociations annuelles portant sur le budget. L’État fédéral s’engage à exécuter une série d’interventions sur le territoire bruxellois dans les domaines de la mobilité, des espaces verts, de la culture, du patrimoine, du logement social, etc. Il a été décidé que le conseil de coopération compterait 6 ministres fédéraux et 6 ministres régionaux lors de l’investiture du gouvernement fédéral actuel. Le Ministre-Président du gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale, le ministre bruxellois en charge des finances, du budget et des relations extérieures, le ministre bruxellois en charge des travaux publics et de la mobilité, le ministre bruxellois en charge de l’emploi et de l’économie, le ministre bruxellois en charge du logement, de la qualité de vie, de l’environnement et de l’énergie, le secrétaire d’État bruxellois en charge de la coopération au développement, de la sécurité routière, de l’informatique et de la numérisation régionales et communales, de l’égalité des chances et du bien-être animal y représentent la région bruxelloise et le Premier ministre, le ministre des affaires étrangères (notamment compétent pour Beliris), le ministre en charge entre autres de l’emploi et de l’économie, le ministre de l’intérieur, le ministre en charge des classes moyennes et, finalement, le ministre en charge de la coopération au développement y représentent l’autorité fédérale.

Le Comité de concertation composé de représentants a également été constitué et est le résultat de la forme étatique complexe et inefficace de notre pays obtenue suite à 6 réformes de l’État. Le Premier ministre a inscrit le problème des tunnels dans l’agenda de ce Comité de concertation établi pour garder un minimum de cohérence dans la gestion. Il s’agit d’un organe au sein duquel les différents gouvernements se rencontrent (le Premier ministre, 5 membres du gouvernement fédéral, le Ministre-Président du gouvernement flamand, un ministre du gouvernement flamand, le Ministre-Président du gouvernement de la communauté française, le Ministre-Président du gouvernement wallon, le Ministre-Président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, un ministre du gouvernement bruxellois) afin de se consulter et de prendre des décisions par consensus. Il semble cependant que cela ne se passe pas ainsi dans la pratique : le Premier ministre et le Ministre-Président flamand ont fait part de leur mécontentement : « Bruxelles ne sait simplement pas ce qu’elle va faire ». Le Ministre-Président de la région de Bruxelles-Capitale Rudi Vervoort a réagi furieux à la critique : « rejeter la responsabilité sur le gouvernement bruxellois au moment où des délibérations doivent fournir des solutions concrètes dans l’intérêt de tous les citoyens, incite à se poser des questions sur la bienveillance de ce gouvernement fédérale à l’égard de tous les belges » a-t-il affirmé. Le Ministre-Président bruxellois pointe encore le gouvernement fédéral du doigt et a fait remarquer au sujet du RER – « qui doit permettre d’augmenter la capacité et la fréquence des trains sur les grandes lignes vers Bruxelles – qu’aucune clarté en termes de calendrier ou d’investissements n’a été communiquée. « Le gouvernement fédéral n’est pas capable de faire preuve du moindre engagement dans ce dossier. ». Le nationaliste flamand Ben Weyts a prétendu dans une réaction prévisible, que personne ne doit s’attendre à ce que la Flandre participe à la rénovation des tunnels. Les tunnels bruxellois apportent donc leur lot de conflits classiques au sein du Comité de concertation : du fédéralisme de discorde dans toute sa splendeur.

On peut de plus se poser la question des responsabilités. Il n’est pas bon de faire dépendre une compétence comme la mobilité de quatre niveaux de pouvoir différents. Chaque niveau est compétent pour une partie spécifique des moyens de transport, chacun décide de son budget avec, comme conséquence, un manque de politique globale ou cohérente. Chaque niveau a un vision de tunnel. Le fait que nous ne réussissions pas à proposer un abonnement « all-in » utilisable au niveau de toutes les sociétés de transports de notre pays, ce compris des vélos de ville et du covoiturage, le montre clairement.

L’Alliance plaide depuis longtemps pour une politique plus efficace et pour la suppression de nombreux niveaux de pouvoir. Cela nous fait penser au fameux accord climatique belge : trop de ministres doivent trouver un accord concernant des matières qui dépassent les frontières.

Et la solution ? Elle fait défaut, le jeu ping-pong continue.

Scission de la SNCB

Mercredi, 6 Janvier, 2016

Une scission de la SNCB n’est pas nécessaire pour éviter que les navetteurs flamands soient les dupes des grévistes wallons. C’est ce qu’a dit Bart De Wever (N-VA) ce matin au journal Het Laatste Nieuws. Il est possible d’organiser une scission pratique en dédoublant certaines lignes comme la ligne Anvers – Charleroi et Charleroi – Anvers en la coupant au niveau de Bruxelles, ce qui est tout à fait possible a-t-il déclaré. Il est également possible d’organiser la régionalisation de manière pratique selon lui. « Est-il nécessaire ou utile d’aller d’Anvers à Charleroi ou d’Ostende à Liège en suivant la même ligne ? Charleroi – Bruxelles et Anvers – Bruxelles sont les lignes très fréquentées. Que voit-on aujourd’hui ? Le train est vide entre Bruxelles et Anvers. Les navetteurs montent dans cette dernière gare afin d’aller à Bruxelles. Le train est ensuite vide entre Bruxelles et Charleroi » (traduction libre des propos de Bart De Wever).

Cela fait longtemps que la N-VA est favorable à une scission de la SNCB. Ce parti ne plaidait pas seulement pour la division en « Infrabel », « SNCB » et « RH-SNCB » mais a déjà proposé sa « Belgique confédérale » à l’occasion des élections de 2014 (http://www.belgischealliantie-alliancebelge.be/bab/fr/node/354). Les chemins de fer ne seront pas divisés en deux ou trois structures si le parti de Bart De Wever obtient ce qu’il veut, mais en six entreprises différentes, à savoir : une SNCB flamande, une SNCB wallonne pour gérer le trafic ferroviaire ; une société Infrabel flamande, une société Infrabel bruxelloise et une société Infrabel wallonne pour gérer l'infrastructure ferroviaire ; un service de sécurité confédéral pour surveiller le trafic sur l’ensemble des chemins de fer belges.

Nous pouvons répondre rapidement à la question de savoir s’il est utile d’aller, par exemple, d’Anvers à Charleroi ou d’Ostende à Liège en suivant une seule et même ligne par la positive. Chaque Belge, même celui qui vit au sud de la frontière linguistique, doit pouvoir utiliser une société de chemins de fer belge qui les conduit à la côte belge par exemple. Des passagers qui doivent changer de train en raison de leur langue maternelle est un premier pas assez laid vers une scission complète de notre petit pays. De plus en plus de Belges préfèrent aller aujourd’hui à la côte française ou à la Côte d’Opale plutôt que de se rendre à la côte belge. Ce sont essentiellement les francophones qui choisissent la France. Ils ont en effet le sentiment de ne pas être les bienvenus en Flandre. Le secteur touristique du littoral fait ce qu’il peut pour ne pas perdre les touristes wallons.

Nous affirmons que la régionalisation du transport va mener à l’inefficacité. Le transport ainsi que l’infrastructure routière sont des matières qui doivent dépendre d’une compétence homogène et centrale comme c’est le cas dans la plupart des états fédéraux. Nous voyons aujourd’hui déjà ce que la scission de la mobilité a engendré (problème concernant les vignettes, le ring de Bruxelles, etc.).

Les trains permettant d’aller d’Anvers à Charleroi ou de Liège à Ostende seront-ils plus ponctuels si la SNCB est scindée ? Nous ne pensons pas. Le contraire est vrai : il est plus facile de trouver une solution aux problèmes dans un climat de collaboration, de tolérance et de solidarité plutôt que dans un climat de discorde et de jalousie.

La politique antidopage Belge

Lundi, 23 Novembre, 2015

La Belgique, comme plusieurs autres pays, a reçu un rapport négatif de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Notre pays a jusqu’au mois de mars 2016 pour se mettre en ordre, a annoncé l’AMA mercredi 19 nov 2015. Cela signifie que les règles de l'AMA ne sont pas correctement appliquées. Andorre, Israël, l'Argentine, la Bolivie et l'Ukraine ont été placés dans ce cas, à l'instar de la Russie. Ces pays peuvent craindre des sanctions (Belga). La raison invoquée pour la Belgique est la suivante : de par la structure de notre état , la Communauté germanophone ainsi que la Commission communautaire commune (COCOM) ne sont pas encore en conformité avec les règles de l’Agence mondiale antidopage (https://www.wada-ama.org) .

Heureusement, nous ne pouvons pas comparer notre lutte contre le dopage avec la situation du dopage en Fédération de Russie, mais il est signifiant qu'un magnifique petit pays comme le nôtre, parvienne à être sur cette liste, de part sa structure étatique. À la suite des transferts de compétences de la politique culturelle vers les Communautés (germanophone, française et flamande), la gestion du domaine "sport" est devenue une compétence régionale. Le dopage est resté jusqu'en en 1980 du ressort fédéral au sein du ministère de Santé publique. Depuis 1989, Région Bruxelles Capitale , via la Commission communautaire commune (COCOM) est devenue compétente pour des matières comme la culture, l'éducation, le sport et l'aide aux personnes sur le territoire de Bruxelles-Capitale.

Sur le site de l'AMA, on peut trouver un listing reprenant toutes les agences nationales antidopage, chaque pays n' est donc mentionné qu'une seule fois. Fait incroyable, la Belgique est représentée par quatre instances (voir aussi page ci dessous):
Ø Belgium (Brussels): Joint Communities Commission
Ø Belgium (Flanders): NADO Flanders
Ø Belgium (French Community): French Community of Belgium NADO
Ø Belgium (German Community): Ministerium der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens
Belgique Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale
Belgique ONAD de Flandres
Belgique ONAD Communauté française de Belgique
Belgique ONAD Communauté allemande de Belgique

Sur le site, on a aussi une liste de partenariats dont les régions sont appelées «organisations antidopage régionales" (ORAD). On pourrait penser que d'autres types de subdivisions nationales seraient représentées et que la quadruple représentation de l'état Belgique ne serait donc pas unique. Rien n'est pourtant être moins vrai. Ce sont des pays qui se sont associés en régions internationales et ont donc décidé de travailler ensemble. Dans le reste du monde, il a été reconnu qu'il est plus efficace et qu'il vaut mieux que les pays coopèrent au niveau d'une région géographique sans diviser l'intérêt entre chaque pays. Ces organisations régionales travaillent au sein l'AMA et ce sans que les structures nationales soient sabordées.

La politique anti-dopage serait-elle dépendante d'un régime linguistique ?

Philippe Muyters, ministre des Sports de la Communauté flamande: "“Dopingbestrijding kan immers maar efficiënt zijn als ze internationaal wordt toegepast. Doel van ons beleid is de cleane sporter te beschermen en te zorgen voor gezonde sportbeoefening, zowel in topsport als in alle andere vormen van sportbeleving. Door de creativiteit van de zondaars moeten we strenger en slimmer zijn, maar wel zonder onze menselijkheid los te laten.”

Au sein de la Communauté française « Fédération Wallonie-Bruxelles », la mission est définie comme suit: “En collaboration avec les autres Communautés du pays, nous veillons à prévenir et à détecter l’utilisation de substances ou méthodes interdites dans la pratique du sport sur son territoire. La lutte contre le dopage vise à défendre un sport propre, intègre et fair play, il constitue un danger pour la santé des sportifs. Si certains effets ne sont visibles qu’à court terme, les conséquences sur l’organisme peuvent quant à elles rester présentes à vie. Le dopage nuit à l’image et à l’intégrité du sport.“

Sur le site web de la Communauté germanophone, on peut lire :
“Nur mit einem gesunden sportlichen Ehrgeiz kann man auf Dauer Höchstleistungen erzielen. Aber, wenn nur noch ein Sieg zählt, wird schnell die Vernunft ausgeschaltet und stattdessen treten gefährliche Eigenschaften wie Maßlosigkeit und Rücksichtslosigkeit ein. Der Missbrauch von Medikamenten liegt in diesem Stadium leider oft Nahe und so steigt auch die Gefahr, seinem eigenen Körper große Schäden zuzufügen. Aus diesem Grund ist es besonders wichtig, gegen das Doping zu kämpfen.”
http://www.dgsport.be/desktopdefault.aspx/tabid-3283/5995_read-36467/

Le but cependant, pour tout sportif, et ainsi de tout athlète belge serait selon l'AMA, même devrait être: “... protéger le droit fondamental des sportifs de participer à des activités sportives exemptes de dopage, promouvoir la santé et garantir ainsi aux sportifs du monde entier l’équité et l’égalité dans le sport...”

Est-ce que l'usage d'une langue modifie les valeurs et les normes ? Est-ce le régime linguistique qui rend la lutte antidopage plus efficace? La barrière linguistique rend-elle le dopage moins dangereux? Ne devons -nous pas être partout sur notre territoire plus efficaces et intelligents que les tricheurs ? Ou les fraudeurs seraient-ils moins créatif en faisant usage d'une langue spécifique? La santé n'est pas elle toujours importante pour chaque Belge?

Avant la création de l'AMA en 1999 et la rédaction du Code de l'AMA en 2003, il y avait un amalgame de définitions et de listes des produits dopants interdits. Chaque organisation sportive, fédération, association internationale et aussi quelques pays ont utilisé une définition différente et liste des produits interdits pour lutter contre le dopage. Ces différences ont été largement éliminés par la création de l'AMA, qui avait l'harmonisation de la politique anti-dopage à l'esprit.

Cependant, comme cela arrive souvent dans notre pays, les compétences
sont cédées puis les commissions, les accords de coopération, les
protocoles et un Comité de consultation sont mis en place. Situations souvent
inefficaces et plus couteuses. Si on prend la peine de prendre de telles
initiatives, on peut tout aussi bien mettre un peu d'énergie et de bonne
volonté à ne pas séparer et à s'écouter les uns les autres. L'exemple
suivant est éloquent: " Accord de coopération entre la Communauté flamande,
la Communauté française, la Communauté germanophone et la Commission
communautaire commune sur la prévention du dopage et le contrôle dans le
sport," (MB 5 Juillet, 2012). La liste des Excellences qui l'ont signée est
également assez impressionnante (!) :

Pour la Communauté flamande: Le Ministre-Président du Gouvernement flamand,
K. Peeters, le ministre flamand des Finances, Budget, du Travail, de l'aménagement et du Sport,
Ph. MUYTERS Pour la Communauté française: Le Ministre-Président du Gouvernement de la Communauté française, R. Demotte, le vice-ministre-président et ministre du budget, des finances et du Sport, A. ANTOINE, la communauté germanophone, le ministre- Président de la Communauté germanophone et le ministre des Collectivités locales, K.-H. Lambertz, ministre de la Culture, des Médias et du Tourisme, Mme I. WEYKMANS, ministre de la Famille, de la Santé et des Affaires sociales, H. Möllers, Pour la Commission communautaire commune, le membre du Collège de la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale , responsable de la politique de la santé, J.-L. VANRAES, le membre des Etats-Collège de la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale, chargé de la politique de la santé, B. CEREXHE.

Et de nous demander à chaque fois :
Est-ce que l'usage d'une langue modifie les valeurs et les normes ? Est-ce le régime linguistique qui rend la lutte antidopage plus efficace? La barrière linguistique rend-elle le dopage moins dangereux? Ne devons-nous pas être partout sur notre territoire plus efficaces et intelligents que les tricheurs ? Ou les fraudeurs seraient-ils moins créatif en faisant usage d'une langue spécifique? La santé n'est pas elle toujours pas importante pour chaque Belge?

Belgische Alliantie – Alliance Belge – Belgischer Allianz

Signez avec nous la petition pour une circonscription nationale!

Lundi, 7 Décembre, 2015

Une démocratie saine exige que ceux qui veulent gouverner rendent des comptes à l'ensemble de la population. Seul un lien électoral avec tous les citoyens peut inciter les mandataires politiques fédéraux à formuler efficacement une vision d'avenir qui corresponde aux aspirations de l'ensemble des habitants du pays.

C'est pourquoi nous demandons qu'une partie des sièges de la Chambre soit désormais attribuée dans une circonscription électorale couvrant l'ensemble du pays.

Aidez le film "Seul" ("ALLEEN")

Dimanche, 22 Novembre, 2015

Aidez l’Alliance Belge et Jorrit Ferket avec le film ALLEEN (SEUL) et dites non à la violence psychologique.

Alleen (Seul) est un film qui traite du harcèlement et de la découverte de soi. Nous voulons montrer aux spectateurs ce que le harcèlement signifie exactement, l’impact que celui-ci peut avoir sur la vie quotidienne de jeunes gens et les moyens disponibles pour s’en sortir. Nous tentons de faire cela à l’aide de notre histoire personnelle. L’inspirateur de ce projet, Jorrit Ferket, en est l’exemple vivant. Il ne s’est pas laissé découragé malgré une adolescence difficile.

La question des problèmes sociétaux et sociaux en Belgique suscite l'engagement de l'Alliance Belge. Des milliers d’enfants, d’adolescents, de jeunes gens et d’adultes sont confrontés chaque jour à l’exclusion, à la discrimination, à la violence psychologique et au harcèlement en raison de leur apparence, de leur origine, de leur conviction religieuse ou de leur orientation sexuelle.

Aidez l’Alliance Belge et Jorrit Ferket avec le film ALLEEN (SEUL) et dites non à la violence psychologique.

http://www.filmalleen.be/

In de machinekamer van de politiek

Mercredi, 29 Janvier, 2014

Lors de la présentation du livre de Servais Verherstraeten (secrétaire d’État aux Réformes institutionnelles, ou comment créer des emplois politiques inutiles (CD&V)) « In de machinekamer van de politiek » à la presse, l’ambiance était agréable, voire joyeuse. Une chose était claire dès le début et nous citons l’auteur : « Chers amis, je suis persuadé que cette réforme de l’État ne sera pas la dernière. La question n’est pas de savoir s’il y aura une prochaine réforme de l’État, mais bien de savoir quand et comment elle aura lieu ».

Servais Verherstraeten déclare encore : « Nous donnons 20 milliards à la Flandre afin qu’elle puisse mener une politique sur mesure ». Ou, exprimé autrement, comment les politiciens fédéraux, d’où qu’ils viennent, manquent des compétences et du talent politique nécessaires afin de mener une politique fédérale teintée d’accents régionaux indispensables.

Cette rhétorique du CD&V est d’ailleurs chargée du message suivant : « nous pouvons être satisfait, nous l’avons fait, les autres sont restés en marge ». La marque des nationalistes flamands ne nous a en effet pas échappé.

L’Alliance Belge ne se laisse pas berner et suit de près cette situation s’appuyant sur une façon de penser en termes de « nous » et « eux » dépassée et purement basée sur une différence linguistique.

Absurdités de la sixième réforme de l’État : le contrôle du paiement de la taxe de circulation

Mercredi, 25 Décembre, 2013

À partir de janvier 2014, une des nombreuses mesures absurdes d’une énième réforme de l’État inutile entre en vigueur : la douane pourra contrôler tout le monde mais ne pourra plus verbaliser que les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale n’ayant pas payé leur taxe de circulation. Les Belges habitant en-dehors de la région bruxelloise échapperont à ce contrôle.

Il est significatif qu’un organe comme la Douane, un des derniers symboles nationaux, soit vidé de toute sa substance.

Notre pays est grand comme un mouchoir de poche. Ne sommes-nous pas tous des Belges ? C’est comme si les Bruxellois ne roulaient qu’à Bruxelles et les Flamands qu’en Flandre. Pourquoi les contrôles devraient-ils être fragmentés ? Parce que certains ne parlent que le néerlandais, d’autres que le français ou d’autres encore les deux langues ?

L’Alliance Belge déplore cette énième concession de la politique traditionnelle. Les huit partis qui ont conclu l’accord sur la sixième réforme de l’État (CD&V, CDH, PS, SP.A, Open VLD, MR, Groen et Ecolo) amorcent malheureusement un nouveau virage tendancieux et notre petit pays paie le prix fort. Les Belges ne tirent aucun avantage de cette énième impulsion séparatrice inutile.

Cette politique n’aspire ni à une administration efficace correcte, ni à un renforcement de notre pays ; elle vise seulement la consolidation d’une position dominante.

Le Belge se fait réellement du souci, un témoignage

Vendredi, 8 Novembre, 2013

Réaction via Facebook :
« Aujourd’hui, j’étais présente à Bruxelles au premier symposium international sur la paix organisé par le pouvoir Flamand. J’étais présente parce que j’associe paix et justice sociale…

Quoi de neuf?

Mercredi, 6 Novembre, 2013

La semaine dernière, la communication et la publication du programme de la NVA attiraient toute l’attention. Les médias voulaient essentiellement savoir comment ce parti comprend et définit l’idée du confédéralisme. Mais quoi de neuf?

Un spectacle enfantin

Vendredi, 25 Octobre, 2013

Une eau pure et claire est indispensable non seulement à la santé et au bien-être de tout un chacun mais encore au cycle naturel et à l’environnement dans son ensemble.

Le maintien de la qualité de l’eau est certainement une des pierres angulaires d’une bonne politique. Étant donné que les frontières étatiques ne forment pas un obstacle à l’écoulement des eaux, une approche internationale est certainement nécessaire pour gérer la pollution marine.

Au nom du « ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux », les régions reçurent cette compétence lors de la deuxième réforme de l’État de 1980.

Une directive européenne prévoyait que, au plus tard en 1998, les agglomérations de 10.000 habitants ou plus devraient posséder un système pour le stockage et l’épuration des eaux usées. En 2013, 22 ans après la promulgation de cette législation, la Belgique se voit condamnée à payer une amende de € 10.000.000 !

La balle ministériel a commencé à être renvoyée d’un côté à l’autre…

Comme cette problématique ne connaît ni frontière étatique, ni frontière linguistique, l’Alliance belge se demande pourquoi notre beau petit pays d’à peine 11.000.000 d’habitants a absolument besoin de 3 ministres et d’un secrétaire d’État. Surtout lorsque ceux-ci se disputent en public.

Le sixième réforme de l'État: Scission des allocations familiales

Dimanche, 4 Août, 2013

Près de 15 % de nos citoyens vivent dans la pauvreté. Un chiffre impressionnant. En Belgique, 1,5 millions de personnes vivent avec moins d'espoir sur une amélioration de leur avenir et menacent d'être victime de la pauvreté.

Le sixième réforme de l'État contient en autre la scission des allocations familiales.

Pour l'Alliance Belge, ce transfert n'est absolument pas utile et ne contribuera pas aux solutions nécessaires.

La sixième réforme de l'Etat ne peut pas être qualifiée comme étant une réforme historique. En Belgique cela a toujours été le cas.

L'Alliance Belge ne peut que déplorer la situation des choses. D'une part le manque d'une gouvernance centrale qui avec la responsabilité et le talent politique tache de tenir compte des différences par tout en Belgique indépendamment de la langue parlée, et d'autre part la polarisation du discours politique menée par des groupes régionalistes ou sub nationalistes.